dimanche 23 juin 2019

CINEMA BURKINABE : « c’est une victoire pour le monde de l’audiovisuelle et pour                                              l’imagerie(...) en Afrique » dixit Wahabou BARA Directeur général du BBDA

Ce lundi 17 Juin 2019 a eu lieu au ciné Burkina l’avant-première du film intitulé « maman oublie moi » du réalisateur burkinabè Ives Edgard BONKOUNGOU.  Cet événement a eu lieu en présence du Directeur Général du bureau burkinabè des droits d’auteurs (BBDA). Il s’agit d’un long métrage de 90mn qui expose les difficultés rencontrées dans la vie conjugale.

« Maman oublie moi » raconte l’histoire d’une jeune dame du nom de Ténè, dont l’époux (HAbib) qui est taximan (ndlr : conducteur de taxi) met tout en œuvre pour que sa famille ne manque de rien malgré ses maigres revenues. Cependant la femme est exigeante et ambitieuse. Elle rêve de vivre dans un grand confort. Elle fera la rencontre d’un homme riche. Son mari se trouvant dans l’incapacité de satisfaire ses désirs. Malgré les efforts de Habib pour la retenir, elle décidera de le quitter au profit de son riche amant.  Le mari se verra dans l’obligation d’assumer le double rôle de père et celui de mère pour leur fille. 

Ténè de son coté, réussit à réaliser son rêve, celui de vivre une vie de luxe auprès de son amant. Mais elle ressentira très vite le manque de sa fille. Elle plaidera à cet effet auprès de son nouveau mari pour avoir un enfant, chose que celui-ci refusera pour un certain nombre de raisons.  Voici donc venu le calvaire pour la jeune dame. 

Le Directeur Général du bureau burkinabè des droits d’auteurs (BBDA) Wahabou BARRA présent à cette première, donne ses impressions : « quand on regarde le film de ce soir, il y a eu une vue transcendantale entre l’éducation d’une mère pour son enfant. On a vue aussi la persévérance de Habib. Pour dire qu’il ne faut jamais abandonner ». Il ajoute : « dans un pays confronté à l’insécurité, ce film peut être un outil pour montrer au monde que le BURKINA FASO reste un pays de résistance et de créativité ». Il renchérit : « c’est une victoire pour le monde de l’audio-visuel et pour l’imaginaire de société burkinabè de façon spécifique mais Africaine de façon générale ».

Pour le réalisateur Ives Edgard BONKOUNGOU, il y est arrivé grâce à la participation et à la disponibilité de son équipe de travail. Il s’agit donc du fruit d’un mois de tournage et de montage avec 32 acteurs. Selon lui, le vécu quotidien demeure sa principale source d’inspiration. « C’est des faits réels. On a remarqué que beaucoup de couples vivent ce genre de problème actuellement. C’est vraiment des mots qui minent la société actuelle et souvent on ne prend pas le temps de réfléchir assez surtout à la progéniture avant de prendre des décisions ».

Un cinéphile souhaitant garder l’anonymat nous confie : « l’idée générale du film a été bien élaborée parce qu’on a constaté que c’est nos petites sœurs d’aujourd’hui qui mettent l’argent devant nous ».

Le film nous interpelle à ne pas nous laisser avoir par les biens matériels car ce n’est pas l’essentiel dans la vie et à tenir compte des autres dans nos prises de décisions.

« Maman oublie moi » reste à la disposition des cinéphiles au ciné Burkina jusqu’au 23 Juin 2019.

                                         Catherine COMBARI

              
                                                                                

jeudi 20 juin 2019

MUSIQUE/ LE KUNDE D’OR 2019 :  WAKATO, apporte l’or a floby.

Le 26 Avril 2019 s’est tenu au palais des sports de ouaga 2000, la 19e édition des kundé. Au cours de cette soirée, floby a été sacré kundé d’or. Il a remporté également trois autres prix spéciaux dont celui du publique. Cette cérémonie a été Parrainée par la première dame SIKA KABORE, qui s’est fait représenter par l’épouse du premier ministre Clémentine DARIRE.

Le kundé d’or qui est le trophée le plus convoité par les artistes burkinabè est revenu à floby avec son album WAKATO. Cet album lui a permis également de remporter le prix du publique, le prix de l’artiste le plus joué en discothèque ainsi que le prix de la meilleure chanson d’inspiration traditionnelle.
Floby kunde d'or 2019

Comme récompense, floby obtient  le traphet, et 1,5million de F CFA du commissariat général des kundé. Il gagne aussi un billet d’avion offert par air BURKINA, un billet d’air France, un séjour à l’hôtel Laïco pour deux personnes un téléphone Samsun galaxie S10 plus 12 mois de connexion offert par orange Burkina et bien d’autres galets.

Quant aux concurrentes de floby à savoir Nabalum et Mai LNGANI, celle-ci devrait devront redoubler d’effort pour les prochaines éditions car le kundé du meilleur artiste féminin leur a échappé au profit de Malika la slamazone. 

Pour Clémentine DABIRE, le kundé d’or mérite son prix car le publique a porté son choix sur lui en effet il remporte 68% des voix. « Le lauréat du kundé mérite son prix ».

L’heureux gagnant témoigne sa joie et sa reconnaissance au peuple Burkinabé. « C’est une grande joie, je suis émue et les mots me manque pour qualifier ce que je ressens. Je remercie tous ceux qui ont permis ce succès et leur demande de me gratifier de leurs bénédictions et de leur soutien pour que je puisse continuer de les satisfaire et à faire mieux que ce que je viens de faire. Déclare-t-il

Le kundé est un événement qui a lieu chaque année, faisant la promotion de la musique Africaine en générale et qui récompense les artistes musiciens les plus méritants.
                                                                                                                             
                                                                                                                    Catherine COMBARI
CULTURE/MUSIQUE : ‘’ une étoile montante du RAP Burkinabè’’

     Lauréat du KUNDE de la révélation 2019, prix de l’ambassade du Maroc au FAMA 2019, un album sur le marché de disques, des featuring au plan national et international, tels sont les mérites de l’étoile, en trois année de présence sur scène musicale burkinabè.

     Ces performances lui valurent d’être très vite attiré par un jeune producteur du nom de Tidiane OUEDRAOGO, qui est aujourd’hui son producteur et manager. « Il m’a recherché sur les réseaux sociaux et depuis on travaille ensemble »,souligne l’artiste.

   Le rappeur donne des concerts un peu partout sur le territoire. Il estime que ce sont les meilleurs instants de sa carrière. Dès son premier concert de dédicace de son premier album en 2017, il réussit à remplir la salle du CENASA. Il s’en souvient encore et s’en réjouit. « Le public était debout et reprenait mes chansons. Je crois que je ne l’oublierai jamais » affirme t’il.       

 AMZY, de son vrai nom HAMZA AGANEM, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est dès l’adolescence piqué par le virus de la musique. « Ma passion pour la musique est née depuis le collège, la classe de quatrième ».   Rappeur, chanteur, auteur compositeur, il s’est dévoilé au public à travers son titre « TOND LE NERVE » en mai 2017, et depuis, l’artiste impressionne de plus en plus les fans.
Amzy,rappeur Burkinabè

      Il réalise des featuring avec des artistes qui évoluent dans le HIP HOP. En mars 2019, le rappeur lance un nouveau tube intitulé « BARAKA » qui signifie en langue nationale Mooré « bénédiction » en featuring avec le groupe ivoirien All black 2.0 qu’il a découvert sur TRACE AFRICA. Un son de style Afro-rap qui décrit l’importance et la force de la bénédiction des parents.

 Le 15 Avril 2018, Amzy sort « En même temps » en featuring avec TOKSA et le rappeur burkinabè Smarty, qui connut un grand succès au plan national. Selon le jeune musicien, le groupe yeleen est l’un des groupes ayant orienté son choix pour le RAP et depuis il garde une relation fraternelle avec smarty, chose qu’on peut d’ailleurs constater sur les réseaux sociaux.

A l’endroit de ses fans, AMZY promet de donner le meilleur de lui-même pour continuer à les égailler et pour ne pas les décevoir. Il leur demande par ailleurs de continuer à le soutenir car le premier trophée de l’artiste ce sont ces fans.           


                    Catherine Combari